Est-ce que je perds ma liberté, si je suis soumise ?

La liberté et l’obéissance s’opposent, pour la plupart des gens. Etre libre, c’est être capable de ne pas obéir. Etre libre, c’est sortir des contraintes, des lois et des normes qu’on nous impose. Mais réfléchissons mieux : est-ce que la liberté, c’est l’absence de contraintes ? Ne suis-je pas plus libre si des contraintes me simplifient le travail, et me libèrent des choix permanents que je dois faire ?

S’il n’y a plus de contraintes, est-ce que je ne risque pas d’obéir à des bas instincts ?

Et pour finir, ce que toute soumise sait bien : si j’obéis, c’est que je décide de le faire. Donc c’est en totale liberté que je fais ce choix.

Obéir, est-ce renoncer à ma liberté ?

Si nous vivions dans un monde sans contrainte, l’obéissance limiterait cette liberté. Prenons un cas un peu extrême : les militaires obéissent, ils peuvent même commettre des actes qui sont contre leur volonté. Ils ont perdu au moins leur « liberté naturelle » (selon Rousseau).

Comment peut-on se sentir libre en exécutant les ordres d’une autre personne ? Mais, est-ce réellement une obéissance, si on n’a pas d’autre choix que d’obéir ? Les soldats ont-ils obéi, ou sont-ils soumis ? C’est la soumission sexuelle, et non l’obéissance, qui est le vrai renoncement à la liberté. Et c’est l’obéissance qui conduit à la soumission. La frontière est fine entre ces 2 termes, d’ailleurs tellement finie que même sur ce site on confond allègrement les 2 mots.

Mais en domination ou soumission sexuelle, comme on va le voir plus tard, nous ne sommes pas dans ce contexte de soldat vis à vis de sa hiérarchie. Il y a une différence, et elle est de taille : c’est la soumise qui a volontairement décidé de donner à son maître, pour une durée limitée, son corps et toute volonté.

Aussi étrange que cela puisse paraître, certains préfèrent refuser leur liberté et se soumettre, plutôt que d’assumer une liberté vertigineuse, effrayante. Et ils le font en totale liberté de choix.

Donc oui, obéir c’est renoncer à la liberté, mais en partie seulement.

Peut-on être libre en obéissant ?

Est-ce renoncer à sa liberté que d’exécuter la volonté d’une autre personne ? Devant le poids de nos responsabilités quotidiennes, obéir est une façon de se dérober volontairement. Cette pression continuelle, pesante pour beaucoup de femmes (et d’hommes bien sûr), disparaît instantanément quand un climat de confiance avec un maître dominant est créé. On trouve d’ailleurs une bonne proportion de femmes « à responsabilité » dans leur travail dans les femmes soumises. Peut-être est-ce un moyen pour elle de quitter la pression quotidienne ?

Obéissance et liberté ne sont pas opposées. Dans un monde hyperconnecté, qui grouille d’individus qui s’interfacent avec nous des centaines de fois par jour, n’est-il pas sain de perdre un peu de liberté individuelle (naturelle), au profit d’une liberté collective ? Donc, pour conserver notre liberté, parfois nous obéissons, parfois nous désobéissons.

La liberté n’exige-t-elle pas une certaine obéissance?

Obéir n’est donc renoncer à la liberté, bien au contraire, c’est même une condition de la liberté. C’est l’obéissance qui rend libre. Mais bien sûr, tout dépend à qui je dois obéir.

Si en tant que soumise, je décide d’obéir strictement à tous les ordres de mon maître, je me retrouve plongée dans un monde sans contraintes. Comme une princesse entourée de serviteurs à son service, mon maître sera « à ses petits soins ». Mon maître me guidera vers le plaisir, sans que j’ai à décider quoi faire.

Autrement dit, c’est bien son obéissance qui lui amène cette liberté.

D’ailleurs notre maxime sur la page d’accueil du site le résume bien (citation de Michelet) : « Même  pour se soumettre, il faut être libre ; pour se donner, il faut être à soi. »

Concrètement, les soumises se sentent-elles libres ?

Plus que tout. Il suffit de parler avec elles après une « séance ». Elles sont dans un état de plénitude proche d’une séance profonde de méditation. Et cela n’a pas de rapport avec le sexe, non, l’état est bien plus profond. Et va perdurer probablement 1 ou 2 jours.

En tant que maître, je suis persuadé que ce bien-être est lié au détachement total aux choses matérielles, aux décisions perpétuelles que les femmes doivent prendre dans leur vie. En tant que soumises, elles remettent leur volonté, leur pouvoir de décision entre les mains d’un homme dominant, et plonge dans un monde de liberté totale.

Que faut-il pour que ça marche ?

Ce détachement ne peut se faire qu’à la condition d’une confiance totale envers le maître. S’il domine pour son propre plaisir, rien ne sera restitué à la soumise. Elle s’en rendra compte rapidement, et le masque tombera au bout de quelques minutes.

C’est le rôle du maître que de faire vivre la liberté de sa soumise à travers son obéissance.