Le bondage, ou l’entrave volontaire d’une femme soumise

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Le bondage consiste pour le dominant à « immobiliser » tout ou partie de sa partenaire soumise. Les possibilités sont infinies, car on peut multiplier les moyens de contrainte. En plus des cordes, on peut utiliser du tissu pour bâillonner, des menottes, du latex, etc…jusqu’aux cages aux barreaux d’acier.

L’origine du bondage, et la version japonaise, le Shibari

C’est un mot anglais, et c’est la première lettre des initiales BSDM (acronyme fourre-tout qui veut dire Bondage Discipline Sadomasochisme). Au japon, une technique ancestrale de ligotage des prisonniers de guerre a donné naissance au must des pratiques de bondage moderne : le shibari. Le succès est tel que des cours sont organisés partout. Cet art associe esthétisme et efficacité ; et sensualité aussi, le glissement sur la peau des cordes de chanvre fait frissonner de plaisir les soumises.

En qui consiste le bondage avec une soumise ?

La soumise fait le souhait d’offrir son corps à son maître. Elle l’abandonne, ainsi que sa volonté, pour mieux « lâcher prise », se libérer. De la contrainte vient la liberté, c’est assez paradoxal. La soumise ligotée va donc se détendre sensuellement, et vagabonder dans ses pensées, souvent extatiques.

Quel est le plaisir d’être immobilisé par un maître, pour une femme soumise ?

Physiquement, au tout début la soumise va être gênée par l’entrave. Puis vient rapidement la douleur. Pour vaincre cette douleur, la soumise n’a d’autre choix que de penser à autre chose, d’où l’abandon de son corps. Et enfin, de cette douleur va arriver un flot d’hormones de plaisir, la libérant de la douleur et laissant place à une extase.

Psychologiquement, la symbolique est grande entre le dominant qui noue le « destin » de la soumise avec des cordes. Cette dernière lui accorde une confiance totale, et le maître est impressionné par son abnégation, et fera tout pour en être digne.

La sécurité dans le bondage, pour respecter la soumise

Retenez qu’à partir du moment où on immobilise, il y a des risques pour la sécurité de la soumise. Le plus simple est de retenir ces deux points.

Les zones interdites dans les pratiques de bondage

Il y a des zones interdites (cou, visage, aine, …). Tant que la soumise est entravée via des zones charnues (graisse et muscle), le risque est faible si le maître ne serre pas trop. Gardez 1 doigt de liberté est le STRICT MINIMUM. L’erreur courante du débutant est de serrer trop pour montrer « qui est le maître », et notamment au niveau des poignées : c’est une zone très fragile, avec une peau fine qui recouvre des cartilages et des tendons. Enfin, des ciseaux sont toujours à portée de main (à portée de main = pas dans un tiroir). Et vous en tant que soumise, vous prononcez le safeword si vous sentez une souffrance anormale.

Le bondage de point de vue de l’immobilisation

Une immobilisation, quelle qu’elle soit, c’est 15 minutes maximum. Certains disent moins. Comme on l’a vu, la souffrance disparaît en quelques minutes sous l’action des hormones, donc le corps n’a plus sa vigilance habituelle. Il faut bien en parler au maître avant la séance, et à lui de bien gérer.

Quels outils utiliser pour un maître dominant ?

Il n’y a pas de limite : être attachée à un radiateur, des WC, avec une ceinture, des bouts de tissu, par terre dans la cuisine, au milieu de la poubelle renversée, tout est imaginable. Toutefois, et ce n’est qu’un avis personnel, les cordes japonaises traditionnelles restent un must (Shibari). Par leur odeur, leur texture naturelle, elle maximise l’impact sur la soumise, tout en multipliant les possibilités. Faites apprendre le Shibari à votre maître, vous ne le regretterez pas. Au-delà des outils, la connivence entre le maître et sa soumise pendant l’immobilisation est fondamentale : si le maître est trop « mécanique », et réfléchit trop à ce qu’il doit faire, une bonne partie de la magie se perdra.

Le bondage entraine-t-il automatiquement du sexe ?

En théorie non, on peut imaginer un bondage entre un frère et une sœur, ou entre deux hommes pourtant hétérosexuels. D’ailleurs, en cours de bondage (shibari plus particulièrement), tout le monde ne vient pas en couple, et ça ne pose aucun problème. En pratique, la soumise et le maître éprouvent une grande excitation à pratiquer le bondage. J’ai déjà vu des soumises qui était toute mouillées rien qu’à la vue des cordes. De plus, le maître peut s’arranger pour faire prendre à sa soumise des poses humiliantes et sexuelles.

Des exemples de bondage faciles pour un maître dominant

La position la plus simple, accessible à tous, est d’attacher les mains dans le dos, debout. La soumise a les yeux couverts (masque, tissu). On peut complexifier en forçant l’écartement des jambes, en attachant chaque pied à des pieds de tables par exemple. La soumise subira alors les caresses de son maître et ne pourra s’échapper. Il pressera ses seins, éventuellement jusqu’à la douleur, et jouera avec son sexe offert.

Plus complexe, à 4 pattes sur une table, mains liées dans le dos ou attachées aux chevilles, un bâillon, chaque pied attaché à un pied de table par exemple (pour maintenir l’écartement des jambes). Autre idée : par terre sur le dos, jambes écartées, les mains liées aux chevilles. Sur cette dernière position, le maître jouera avec le sexe de sa soumise, par exemple avec un jouet vibrant.

Quand placer le bondage dans un jeu de soumission ?

Tout le temps ! L’immobilisation est un des piliers de la domination, au même titre que la souffrance, l’humiliation, etc… Puisque le maître peut immobiliser avec plusieurs degrés de force, il peut commencer dès le départ de la séance sans problème. Cela mettra en condition la soumise, et la fera entrer dans le jeu en douceur. Plus tard, il pourra procéder à des bondages plus complets.

On peut aussi mixer différentes techniques, qui produisent un effet maximum : imaginez-vous immobilisée à quatre pattes, les fesses bien écartées, pendant que votre maître adoré vous prend sauvagement en levrette, tout en vous claquant fortement les fesses et vous traitant de chienne facile…