L’humiliation sexuelle de la femme soumise par son maître

Dans l’univers de la domination, l’humiliation est un rabaissement de sa partenaire afin qu’elle soit impuissante et soumise. Certaines femmes ont, parait-il, besoin de se sentir humiliée pour accéder au plaisir. De nombreuses femmes aiment que leur partenaire les insulte : elles jouissent alors très vite. Ces femmes-là n’ont pas conscience qu’une petite phrase comme « ho oui tu aimes ça, chienne ! » est en fait une phrase d’humiliation classique en domination / Soumission sexuelle.

L’humiliation sexuelle comme moteur central dans la soumission

A partir du moment où l’humiliation conduit à la soumission, on comprend bien qu’elle a un rôle central. Même si d’autres techniques peuvent aussi déboucher sur la soumission, l’humiliation est une des plus puissantes. D’autant plus qu’elle ne nécessite pas de « gadgets » ou d’accessoires de jeux sexuels, uniquement une posture psychologique, et éventuellement des mots. L’humiliation est tout le temps présente en soumission sexuelle, quelquefois en second plan : par exemple donner une fessée à sa soumise certes peut faire mal, mais l’impact principal vient de l’humiliation de la soumise. Le processus de transformation de souffrance, d’humiliation et de peur en plaisir est le moteur de la domination. Pour cela, la soumise dépasse ses limites. Pour dépasser ses limites, elle doit lâcher-prise, et c’est là que le plaisir vient.

La honte, la conséquence naturelle de l’humiliation sexuelle

A l’humiliation il convient d’associer le sentiment qu’elle provoque : la honte. La honte est un puissant aphrodisiaque, à partir du moment où il y a confiance envers son maître, bien sûr (sinon c’est juste bloquant). Cette honte peut pour certaines devenir une vraie drogue : sans honte, elles ne peuvent pas avoir de plaisir. Elles sont dépendantes de ce sentiment, et donc piégées à trouver un maître qui les en nourrira. Et leur partenaire ne comprend pas toujours la situation.

Les limites de l’humiliation sexuelle pour le maître

Le maître doit absolument encourager voire récompenser son esclave qui parvient à se dépasser et accepter l’humiliation. Il doit toujours veiller à multiplier les actes d’humiliation sans jamais tomber dans la méchanceté gratuite. L’humiliation n’est pas un but en soi, juste un moyen.

L’humiliation publique (par exemple avec 1 ou 2 personnes inconnues, mais en restant dans un lieu privé) demande encore plus de ressources pour la soumise. D’ailleurs la plupart des soumises débutantes le disent : l’humiliation publique pourquoi pas, mais plus tard. Elles comprennent intuitivement la force de cette humiliation, mais ne sont pas sures d’y arriver.

Les limites de la soumission sexuelle auront été décidées entre la soumise et le maître, hors jeu, dans un échange à égalité. Beaucoup de soumises imposent des règles, et c’est très bien comme ça. Par exemple, la scatologie, l’exhibitionnisme, le sexe anal…ne sont pas toujours acceptés par la soumise, dans un premier temps. D’autres pratiques sont refusées et ne seront jamais acceptées, comme le rasage des cheveux par exemple. Tout cela doit être admis sans réserve par le maître.

Quelques exemple d’humiliation sexuelle pour les soumises

C’est un sujet quasi-illimité, ce ne sont quelques exemples. On distingue les humiliations verbales des humiliations physiques.

Humiliations verbales

  • Les insultes
  • Les moqueries, soit sur le comportement de la soumise, soit sur un défaut de son physique
  • Aller demander quelque chose d’idiot ou de honteux aux voisins, ou bien acheter un magazine porno chez le marchand de journaux
  • S’habiller et agir comme une prostituée
  • Raconter un fantasme honteux
  • Masturbation forcée, suivant les désirs du maître
  • Se faire traiter comme un enfant
  • La soumise doit demander l’autorisation de jouir (tout laisser aller sera sévèrement puni)

Exemples des humiliations physiques dans le jeu sexuel

  • Ejaculation faciale
  • Crachat (visage, sexe, seins)
  • Gifles (toujours sur la joue, sinon ça peut faire très mal)
  • Nettoyer les toilettes, la douche, la cuisine, la poubelle, pourquoi pas avec un ustensile pas adapté
  • Montrer comment elle urine (ou défèque)
  • Uriner dans sa culotte
  • La soumise montre ses fesses et son anus de manière provocante et impudique
  • Marcher à quatre pattes, éventuellement tenue en laisse
  • Manger et boire dans une gamelle (petplay)
  • Etre isolée sur une couverture, à même le sol, comme un animal
  • Habillée de façon humiliante
  • Porter un bâillon, des menottes, etc…
  • Acquérir des réflexes exigés par le maître : baisser les yeux, ne pas poser de questions, servir à boire, esclave sexuelle sur simple demande, etc…
  • Privation de liberté : la soumise ne plus quitter la pièce par exemple
  • Porter un collier pendant tout le jeu
  • Introduction d’objet dans le sexe ou l’anus (attention, prévoir de les enlever, et ne pas choisir n’importe quoi)
  • Obéir à son maître devant un inconnu (complice), par exemple montrer ses fesses
  • Servir de « table humaine », où à 4 pattes la soumise porte sur son dos l’assiette et les couverts du maître, qui mange en regardant la TV…

L’humiliation sexuelle est un catalyseur puissant pour le dominant

L’humiliation va décupler le plaisir de la soumise, et donc du maître, pendant tout le jeu. On parle bien de jeu, c’est-à-dire que cette humiliation est consentie (et voulue) pas la femme soumise. En soumission à distance, l’humiliation sera un outil précieux. Le maître demandera des photos, des enregistrements vocaux, des vidéos comme preuve que l’humiliation demandée a bien eu lieu.