Soumission sexuelle

La domination consiste à créer et entretenir un lien entre 2 individus. Comme vous le savez, sur ce blog nous traitons de la domination consentie de l’homme sur la femme. Les sujets de la violence sexuelle, de l’égalité homme-femme, de la multiplicité des genres, etc…n’ont pas leur place ici. D’une part parce ces sujets nous ennuient, d’autre part parce que ce ne sont pas des sujets que l’on connait. Pour beaucoup, la soumission consiste à se transformer en objet de plaisir aux mains d’un maître libidineux. Nous allons voir que c’est exactement l’inverse !

C’est quoi la soumission sexuelle ?

La soumission (consentie, et d’une femme par un homme, on ne va pas le répéter à chaque fois), est un jeu où la femme prend une attitude de dominée, dans un objectif de plaisir exacerbé par le lâcher-prise. L’objectif est bien le plaisir de l’abandon, en utilisant des moyens tels que fessées, fouet, etc… On parle bien de jeu, donc le personnage qui « joue » n’est pas le même que le personnage « joué ». Pour certains, la soumission ultime consiste à fusionner ces 2 personnages, donc pour la femme être soumise 24/24 et 7/7, sans pouvoir prendre la moindre décision sans consulter son maître. Bof. On va rester sur le jeu, c’est fun 🙂

Les enjeux de la domination sexuelle par un maître

Je disais que l’objectif est le plaisir de l’abandon Ne pas confondre objectif et moyens évidemment. L’enjeu est le plaisir, l’objectif le lâcher-prise, et les moyens sont, entre autres, les martinets, fouets, humiliations, etc… Pendant le jeu de la soumission, le maître (le dominant) a donc comme rôle d’amener sa soumise à se lâcher. Il doit prendre possession de son corps et de sa volonté. Quand la soumise aura conscience de cet état, la soumission sera finie, le jeu pourra s’arrêter (ou continuer pour le plus grand plaisir des deux).

La soumise sexuelle va-t-elle avoir du plaisir ?

Il est important de comprendre ça : le maître n’est pas là pour prendre du plaisir. D’ailleurs, s’il en prend trop la soumise va s’en apercevoir, réaliser qu’elle n’est objet, et la magie du jeu va se briser. La femme aime être un objet sexuel désirable, elle adore se maquiller et s’habiller pour plaire. Mais ne veut pas être traitée comme un pur objet de plaisir. Dans le cas de la soumission, le maître « élève » sa soumise au rang de princesse : il fera tout pour qu’elle lâche prise, il multipliera les idées pour qu’elle s’abandonne, il se donnera à fond pour qu’enfin elle lui remette sa volonté et son corps. Et il fera passer son propre plaisir après. Il est « au service » de sa soumise, c’est assez paradoxal. La soumission, c’est donc confier son plaisir aux mains d’un capitaine expérimenté, qui sait où il doit aller.

Comment les hommes vivent la domination sexuelle d’une soumise ?

Ce n’est pas le cas pour tous les hommes, mais pour un maitre la domination est dans son ADN. Il reçoit un plaisir immense à recevoir des signes de d’abnégation de sa soumise. Mais cette position de dominant est difficile, car il ne doit pas oublier son objectif (soumettre totalement).

Sécurité dans les rapports de soumission sexuelle

Il doit déjà superviser le jeu, en s’assurant de la sécurité de la soumise. Ensuite, il doit observer sa soumise pour improviser certains jeux qu’il n’avait pas forcément prévus, et qui sur le coup lui semblent plus adéquats. Ce qu’il demande doit être « faisable » : cela doit être à la fois excitant pour la soumise, difficile, mais réalisable. Cette dernière doit avoir une vraie satisfaction à l’avoir fait. Il faut donc savamment doser, et cela demande de l’expérience. Certaines soumises peuvent « encaisser » des quantités phénoménales de souffrance, d’autres sont beaucoup plus sensibles. Et pourtant, les 2 arriveront au même stade d’abandon complet et de plaisir total. Au maître de s’adapter, de challenger sa soumise sans placer la barre trop haut.

Les autres difficultés du maitre SM ?

Il doit aussi en permanence vérifier qu’elle ne souhaite pas sortir du jeu (safeword, voir partie sécurité). Il doit aussi jouer son rôle, donc ne pas hésiter, parler avec autorité, avoir des gestes précis.

Et en plus de tout cela, le maître doit gérer son excitation. Soyons clair : un « vrai » maître, dès les premières minutes (secondes ?) du jeu, a une folle envie de pénétrer sa soumise. Bien sûr, tout au long de la séance il aura du plaisir sexuel, mais il doit se retenir pour se « maintenir en tension ».

Pourquoi les femmes aiment la soumission sexuelle ?

La soumission est à la mode, et c’est grâce aux féministes ! Ces dernières ne cessent de répéter qu’il faut assumer ses fantasmes, de se sentir libres de vivre en femme. C’est pourquoi de plus en plus de femme osent « avouer » qu’elles veulent être soumises. La soumission sexuelle dans 50 nuances de Grey en est l’illustration parfaite : c’est plutôt terne pour une « initiée », mais c’est un phénomène de société parce qu’on ose en parler.

Dans notre société si difficile, où les femmes sont hyper-sollicitées, responsabilisées, et de plus en plus mises en avant, quel fantasme que de s’abandonner volontairement entre les mains de son maître ? Quel plus grand plaisir que de perdre volontairement tout le contrôle, ne plus jouer ni tricher ? Ne plus faire semblant d’être une autre ?

Qu’éprouve une femme avec un maître dominant ?

Dans leur majorité les femmes aiment se déresponsabiliser et perdre volontairement le contrôle. Toute femme le sait bien : pas de jouissance sans perte de contrôle, c’est quasi-obligatoire. Ce lâcher-prise, si difficile pendant les premières fois avec un homme, est si facile en devenant soumise !

Et puis une séance de soumission c’est l’inconnu pour la soumise, qui ne sait évidemment pas ce qui va lui arriver. Rien que cela l’excite, avec une pointe d’inquiétude. Son maître va lui demander des choses, probablement difficiles, mais va-t-elle être à la hauteur ? Si oui, elle sera énormément excitée, et aussi heureuse d’avoir satisfait son maître.

Les femmes sexuellement soumises sont-elles libres ?

Étrangement, beaucoup de femmes ont des rapports sexuels sans se préoccuper de leur propre plaisir. Avec la soumission, la femme se place au centre de la relation, avec un maître qui se plie en 4 pour lui apporter du plaisir. C’est une forme de liberté ! Difficile pour elle d’aller expliquer ça à ses copines, mais ce type de relation change sa vie. Beaucoup de femmes ont un besoin viscérale de soumission. D’autant plus que la soumission n’est absolument pas incompatible avec le romantisme, encore une fois, ce n’est qu’un jeu mutuellement consenti.

Dernière chose, toutes les études le montrent, les femmes qui aiment être soumises au lit ne sont pas plus soumises dans la vie. Elles ne sont pas plus faibles ou timides.

Alors lancez-vous, ne soyez pas effrayée de vous-même. Choisissez votre maître avec perspicacité, écrivez vos fantasmes (sur ce blog ou sur du papier chez vous, qu’importe), partagez vos idées apprenez à vous connaître et à vivre pleinement !